Anthropologie et criminologie



Département d'Anthropologie Anatomique, Judiciaire et de Paléopathologie (Laboratoire de reherche)


Le Laboratoire d'Anthropologie Anatomique et de Paléopathologie de Lyon (L2APLyon) était l'héritier du Centre de Paléoanthropologie et de Paléopathologie, créé en 1967 par le Pr. Pierre Morel et le Dr. Raoul Perrot. Cette création fut soutenue par le Pr. Jean - Claude Czyba qui avait jugé valable d'accueillir ce nouveau pôle de  recherches dans les locaux  de son Département de Biologie de la Reproduction et de le rattacher administrativement à l'UER de Biologie Humaine de Lyon, devenue depuis, Centre de formation et de recherches en Biologie Humaine dont il était à l'époque le Directeur.

47 ans plus tard, l'année 2014 a été marquée, par un courrier de la Directrice du Comité de Coordination des Etudes de Santé (Pr. Christine Vincigerra), demandant au L2APLyon (dans le cadre d'une restructuration du Domaine Rockefeller Santé) de quitter, à la rentrée 2014/2015, le 4ème étage de la Faculté Rockefeller et ceci sans même avoir la courtoisie de proposer un lieu de replis...
Conséquence de l'expulsion du laboratoire , la Directrice du Département de Biologie Humaine (Pr. Anne-Marie.Schott-Pethelaz) a décidé :
  • de ne pas ouvrir en 2014/2015 l'enseignement "Anthropologie, Ethnologie et Sociologie de la Santé" (Master 1 Recherche Biomédicale), dont l'habilitation durait pourtant jusqu'en 2015/2016.
  • de supprimer le site du laboratoire  ce qui entraîna la perte de toutes les données mises en ligne. Des centaines d'heures ont été nécessaires pour recomposer ces archives détruites qui couvraient presque un demi siècle de recherches. Celles-ci sont de nouveau accessibles à cette adresse.

Depuis janvier 2016, le laboratoire a réouvert dans des locaux plus vastes sous le nom de Département d’Anthropologie Anatomique, Judiciaire et de Paléopatholgie. Rattaché au Musée des Sciences médicales et de la Santé ce département conserve des pièces osseuses provenant de fouilles archéologiques, des spécimens antiques et médiévaux présentant des atteintes osseuses témoignant des maladies du passé et une remarquable collection de criminalistique. Une importante documentation illustre les pièces conservées.

Fiche anthropométrique d'Alexandre Lacassagne (1843-1924)
par Alphonse Bertillon (coll. B. M. Lyon)

Le département est avant tout une unité de recherche et de formation pour les scientifiques spécialisés en archéologie, pour les légistes et les étudiants. Ses responsables ont aussi été pionniers dans le domaine des reconstitutions faciales appliquées à l’identification médico-légale et sont associés à de nombreuses affaires médico-judiciaires en qualité d’experts. Reconnue au plan international, l'équipe de chercheurs et d'enseignants également spécialiste en biométrie de similarité (Dr. Yvonne Desbois - Dr. Raoul Perrot) s'inscrit dans les pas d’Alexandre Lacassagne, père de l’anthropologie criminelle moderne et d'Edmond Locard, créateur du premier laboratoire de police scientifique au monde.